Audition du Président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française
- Karim Benbrahim
- 11 févr.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 4 heures

Merci, Monsieur le Président.
Je veux d'abord saluer le travail des 200 000 hommes et femmes qui font vivre nos boulangeries, pâtisseries sur notre territoire. Un travail qu'on sait être exigeant, mais qui fait à la fois le plaisir de nos concitoyens et, je le crois aussi, une partie de la fierté française. Nos 34 000 boulangeries, c'est plus de 12 millions de consommateurs chaque jour, vous l'avez dit tout à l'heure. C'est aussi 6 milliards de baguettes qui sortent des fournils chaque année.
Donc la boulangerie, comme la pâtisserie d'ailleurs, sont au cœur des savoir-faire, font partie de la culture française.
Je voudrais revenir avec vous sur quelques points. Vous avez évoqué la question des prix de l'énergie. On sait que lors de la crise sur les prix de l’énergie, les boulangers avaient durement survie lié à la hausse des prix. Vous avez dit tout à l'heure que la question des prix de l'énergie était désormais derrière nous. Je crois qu'il y a malgré tout un point de vigilance à conserver au regard notamment de la volatilité des prix, mais aussi du coût des mécanismes de soutien pour l'État.
Je sais les boulangers- pâtissiers engagés dans les grands enjeux écologiques, sociaux, sociétaux qui nous sont posés. Je sais aussi que la fédération encourage et récompense les artisans qui prennent des initiatives exemplaires. Je voudrais donc vous interroger sur quelques-uns de ces enjeux.
Dans un contexte où nous devons réaliser une transition énergétique qui appelle globalement à utiliser davantage des énergies décarbonées, et même si tout à l'heure vous avez dit que peut-être que dans certains des grands enjeux vous représentez de l'ordre de la virgule, je voudrais malgré tout savoir comment les arbitrages au sein des boulangers peuvent être réalisés entre le choix d'un four électrique ou le choix d'un four qui fonctionne avec une autre source d'énergie.
Je voudrais aussi vous interroger sur les évolutions à venir relatives à la responsabilité élargie du producteur, la REP. Avec la création à compter du 1er juillet 2026 de la nouvelle filière REP emballages professionnels, puisqu'à partir de ce moment-là, avec cette évolution qui vise à, je le rappelle, à mieux gérer nos déchets, les boulangers et pâtissiers ne seront plus concernées que par les seuls emballages remis aux consommateurs et par l'ensemble des emballages utilisés dans l'activité professionnelle. Je voudrais donc savoir quels sont les enjeux pour votre activité avec la mise en place de cette nouvelle REP.
Enfin, les produits façonnés par les artisans sont par nature périssable et doivent aussi répondre à des exigences de fraîcheur, ce qui rend la question des invendus particulièrement complexe. Pour autant, on est aussi confronté à un défi de la gestion du gaspillage alimentaire. Je voudrais donc savoir, voilà, vous interroger sur la gestion de ces invendus et des produits périssables et savoir quelles mesures vous soutenez pour limiter le gaspillage alimentaire et puis peut-être dans les quelques secondes qui me restent, je voudrais souligner la difficulté, l'exigence du travail des boulangers.
Je voudrais donc savoir quelle était actuellement la situation du marché de l'emploi du côté des boulangers. Est-ce que vous avez des difficultés de recrutement et si oui, quelles sont les actions que vous engagez pour améliorer l'attractivité de l'emploi et puis peut-être optimiser les conditions de travail ?
Je vous remercie.
Retrouvez la vidéo de mon intervention : https://www.youtube.com/watch?v=t7xUP9ZcvqI&t=193s



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