Mobilisation aux côtés des salariés Général Electric
- Karim Benbrahim
- 16 oct. 2024
- 3 min de lecture

Face au plan social supprimant 360 postes en Loire-Atlantique, je me suis mobilisé aux côtés des salariés Général Electric.
Je tenais tout d'abord à leur exprimer ma solidarité face à la situation qu’ils traversent. L’annonce d’un plan social prévoyant la suppression de 360 postes sur les sites de Montoir-de-Bretagne et de Nantes/Saint-Herblain a porté un coup dur, non seulement pour les travailleurs, mais aussi pour l’ensemble de notre région.
Au-delà des emplois directs, ce sont également des centaines d’intérimaires et de sous-traitants qui sont touchés. Ce plan, combiné aux réductions déjà effectuées, signifie que près de 1 000 emplois auront été détruits dans notre région en l’espace d’un an. Cette situation est tout simplement inacceptable.
Derrière ces chiffres, il y a des femmes et des hommes, des compétences et des savoir-faire inestimables, des familles qui sont brutalement frappées. Ces suppressions d’emplois, qui s’ajoutent à celles déjà constatées au cours de l’année écoulée, fragilisent un secteur stratégique pour notre avenir : celui de l’éolien offshore, alors même que la France doit accélérer sa transition énergétique.
Ce plan social témoigne d’un manque criant de vision à long terme, tant de la part de Général Electric que de l’État. Dans un pays qui a fait de la transition énergétique une priorité nationale, il est incohérent de sacrifier des emplois dans une filière aussi essentielle pour notre souveraineté énergétique. Ces décisions ne sont que le fruit d'une gestion exclusivement orientée vers la rentabilité à court terme, sans réelle stratégie industrielle.
Il est maintenant temps de renforcer notre mobilisation. Avec Matthias Tavel et Ségolène Amiot, nous avons interpellé la ministre Agnès Pannier-Runacher lors de sa venue en Loire-Atlantique. Aux côtés de Fabrice Roussel, député socialiste, nous avons remis un courrier à la ministre lui demandant d’agir pour protéger l’emploi et planifier la transition écologique.
Systovi,General Electric, Saunier Duval, Cordemais… Nous assistons à une destruction de nos capacités industrielles. Cette situation reflète l’incapacité de l’État à élaborer une planification énergétique qui réponde aux enjeux écologiques et industriels. Notre territoire a besoin de visibilité à long terme. C’est pourquoi nous rappelons la nécessité d’établir une planification écologique en concertation avec les industries concernées et les territoires, afin de répondre à l’impératif écologique tout en soutenant le développement de l’emploi et de notre industrie.
L’estuaire de la Loire ne doit pas subir les conséquences des revirements incessants du gouvernement.
Il ne s’agit pas seulement de défendre des emplois, mais de protéger une filière d’avenir pour notre région et pour la France. Nous devons exiger de l’État un soutien renforcé pour relancer cette industrie, mais surtout, nous devons demander des comptes à General Electric. L’État ne peut pas rester passif face à cette situation. Il est de notre devoir de préserver nos compétences locales et de développer une vision à long terme pour l’éolien en mer.
N’oublions pas qu’en septembre 2022, Emmanuel Macron annonçait la création de 50 parcs éoliens offshore d’ici 2050.
Je n’oublie pas non plus le discours de politique générale de Michel Barnier, un discours inquiétant puisqu’il a indiqué mardi qu’il serait attentif aux « impacts » des énergies renouvelables, notamment des éoliennes.
Aujourd’hui, nous voyons les effets de décisions qui vont à l’encontre des ambitions pour la
transition écologique. Je serai, avec les députés socialistes, aux côtés des salariés pour garantir l’avenir de cette filière stratégique.
Je tenais à les assurer de mon soutien total dans cette bataille. Ensemble, avec les élus
locaux, les syndicats et les salariés, nous devons continuer à nous engager pour protéger nos emplois, notre industrie, et notre avenir énergétique.



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